La mort de Kim Jong-Il

Kim Jong-Il, dont la santé s’était rapidement dégradée après un accident cérébral en 2008, s’est éteint samedi à 08H30 locales (le 16 décembre à 23H30 GMT) à la suite d’une crise cardiaque dans son luxueux train blindé, au cours d’une tournée d’inspection en province, selon l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA), canal privilégié de la propagande nord-coréenne. Il avait 69 ans.

Cet homme avait pris les reines de son pays juste après la mort de son père en 1994.

Sa mort a été annoncée à la télévision par une présentatrice en pleurs, vêtue de noire, avec en arrière-plan un paysage de forêts et de montagnes blanches, décor de légendes millénaires en Corée. Les médias officiels ont fait état de la tristesse indescriptible des Nord-Coréens que la télévision d’Etat chinoise CCTV a montrés secoués de sanglots, couvrant leurs visages, dans les rues de la capitale plus désertes que d’habitude. Ces pauvres nord-coréens n’essaient même pas de sécher leurs larmes. En effet, ils doivent montrer qu’ils pleurent leur leader, car pour être un bon citoyen dans ce pays, il faut l’avoir abhorré. Mais comment peut-on pleurer un homme qui a fait de la Corée du Nord un pays possédant l’arme nucléaire et incapable de nourrir son peuple?!

La dépouille du Grand leader sera exposée au mausolée de Kumsusan jusqu’à ses funérailles officielles fixées au 28 décembre. Un deuil a été décrété du 17 au 29 décembre.

Cependant la Corée du nord comme son allier la Chine souhaitait un délais de deux ans afin de permettre une transition en douceur car si l’organisation de la succession ne venait pas à fonctionner, cela pourrait déboucher sur le chaos, selon la Chine. Pékin craint effectivement un afflux de réfugies sur son territoire ou cas où la situation dégénérerai.

Le plus jeune fils de Kim Jong-Il, Kim Jong-Un, un homme de 28 ans inconnu dans le monde il y a deux ans, a été désigné pour prendre sa succession, selon la KCNA. Il a vécu une partie de son enfance à l’étranger (en Suisse) avant d’être rappelé par son père il y a quelques années.

La mort de ce dictateur pourrait ainsi être un tournant pour la Corée du Nord, un pays où la misère règne et où la liberté n’est pas connue.

Aujourd’hui le monde, plus particulièrement la Corée du Sud, oscille entre crainte et espoir. Certains pensent qu’il peut débloquer la triste situation de ce pays, tandis que d’autres craignent qu’il soit pire que son père.

Quoi qu’il en soit le fils dispose d’une armée de plus d’un million d’homme et de l’arme nucléaire.

A la suite de cet événement les États-Unis alliés de la Corée du sud et disposant de 28 500 soldats dans ce pays ont fait savoir qu’ils surveilleraient la situation de prés.

L’ère Kim Jong-Un a déjà commencé, mais est-ce que cet homme va permettre à la Corée du Nord de s’ouvrir en libérant ses citoyens? L’avenir nous le dira.

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